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Souvenir II

le Lundi 12 nov 2018 à 08h 00

Nous avons été mis en condition pour faire une préparation physique comme le faisaient les garçons avant 1910 (approximativement, méthode militaire, mouvements d’ensemble). Après les cours, ils faisaient 2 heures d’exercices pour se « préparer à la guerre », mais surtout pour garder une bonne condition physique (pompes, échauffements très physiques,…).
A partir de 1910, une autre méthode « la préparation naturelle » (ou méthode naturelle »), plus similaire aux conditions de vie d’un combattant, notamment dans les tranchées, est apprise aux garçons.
Le but est de savoir garder une bonne condition physique dans les tranchées (ils devaient beaucoup courir, ramper, etc…) et aussi savoir se défendre avec son fusil à baïonnette et ce qu’on peut trouver là-bas.
Ce n’est qu’après que l’E.P.S. (Education Physique et Sportive) est arrivée dans le milieu scolaire.
Nous avons fait des parcours très similaires à ce qu’effectuaient les garçons autrefois. Ils devaient aussi s’exercer à porter leurs camarades (en cas de blessures) et à se défendre. Nous devions, par exemple, ramper dans la terre ou bien sauter par-dessus des barrières. Nous devions aussi toujours faire attention à l’élève derrière nous et l’aider s’il en avait besoin.

 

Ninon BLANQUART

 6èmeD

 

La méthode naturelle
La méthode naturelle est l’éducation physique que faisaient les soldats avant de se rendre dans les tranchées dans les bataillons, puis un peu dans les tranchées (le lancer). Ils s’entraînaient environ 3h par jour. Les poilus pratiquaient le « porter », le « grimper », le lancer, l’équilibre et bien sûr apprenaient à ramper.
Nous, la classe de 6D, nous avons voulu les imiter en faisant l’éducation physique qu’ils pratiquaient. Sous la surveillance de Mme Desmyttère (notre prof de sport), nous avons effectué un parcours naturel improvisé. Nous escaladions des barrières, soulevions des bancs pour s’entraîner à porter avec le dos droit. Puis, nous passions dessus à quatre pattes. Nous avons fait un peu de sauts à la perche (simulation d’un « franchissement de rivière »). Nous avons rampé et sommes montés sur un muret pour marcher dessus, et plein d’autres choses encore.
Nous avons trouvé cela très amusant, mais cela ne devait pas être drôle à la guerre.

Zoé NUGUES, Lili-Rose GALLOU
Elève de 6èmeD

 

La méthode militaire
La méthode militaire est une méthode d’entraînement qui n’est pas naturelle. On a commencé par sauter tous ensemble en même temps. Puis, on a arrêté d’un coup et on s’est allongé par terre en faisant semblant de tirer avec une crosse. On a fait ça plusieurs fois jusqu’à ce qu’on soit tous ensemble ! Ensuite, on a fait des pompes et des abdos entre quelques sauts. C’était épuisant. Mais je comprends que les hommes à la guerre devaient être vraiment fatigués à force de faire ça à longueur de journée !

Zoé NUGUES, Lili-Rose GALLOU

Elève de 6èmeD

 

Dans le cadre du centenaire de la fin de la guerre, j’ai voulu sensibiliser les élèves à l’importance de l’essor de l’Education Physique, puis du sport, en bref les origines de l’E.P.S.. Les élèves, lors d’une heure de cours EPS, ont découvert deux méthodes pour travailler leur condition physique.
Après la défaite de 1870, une éducation physique est imposée aux jeunes garçons après l’école pour améliorer leur condition physique et mieux les préparer à la guerre. C’est la méthode militaire avec des mouvements d’ensemble : 1ère méthode.
En 1910 est apparue une méthode, dite l’hébertisme (créateur Mr Hébert), ou méthode naturelle. Pour rester en forme physique de manière globale, cette méthode utilisait l’environnement extérieur de toutes les manières possibles pour se renforcer musculairement : la marche, la course, le saut, le grimper, le lever, la quadrupédie, le lancer, l’équilibre, La défense et la natation. Cette méthode ne s’effectuait jamais dans la compétition, et se pratiquait dans le calme et dans l’altruisme (aide). Cette méthode s’accompagnait de l’apprentissage des métiers manuels courants, d’une culture mentale, morale, intellectuelle et esthétique. Les militaires l’utilisaient juste avant la guerre (parcours du combattant) et pendant la guerre (maintien de la condition physique et rendre plus soutenable le quotidien de la guerre en faisant une activité « ludique »). C’est la 2e méthode. « Le développement du corps est le temple de l’âme et du cerveau » (Hébert, ou la méthode naturelle). Les élèves ont effectué un parcours dit « naturel » utilisant ce qui se trouvait sur le parcours, et, de différentes manières, dans notre cour et sur le terrain en herbe. J’ai bien précisé aux élèves qu’il était interdit de reproduire en dehors de cette heure banalisée ce parcours dans le collège (voir photos).
L’idée de ce parcours est de faire comprendre aux élèves l’importance de la préparation physique avec le passage de la méthode militaire peu attrayante (mouvements d’ensemble) pour être prêt à aller à la guerre au passage de la méthode naturelle qui se veut plus pratique, plus ludique et altruiste (aider le camarade) ; un moyen peu onéreux de changer, si possible, les idées des poilus, mais de manière individuelle.
Ensuite, il y a eu ce besoin d’être ensemble : c’est le passage vers 1917-1918 de l’essor de la pratique du sport collectif (surtout rugby et football) dans les bataillons, et même avec les ennemis (« joyeux Noël »). Cette période marque la création de nombreuses coupes, notamment la 1ère coupe de France de Football saison 1917-1918.
Voilà l’origine de l’E.P.S. qui a fini par être introduite au niveau scolaire. Nous gardons certains des objectifs :
- Etre capable d’effectuer des efforts physiques, de se surpasser
- L’entraide, l’altruisme, la coopération
- La culture de l’éducation physique et sportive
- Réflexion sur sa pratique physique et sportive pour se maintenir en forme tout au long de sa vie
NB : les scouts s’inspirent toujours de cette méthode naturelle.


Mme DESMYTTERE

Professeur d'Education Physique et Sportive